janvier 14, 2012

une peinture éphémère

Les vagues s'écartent, s'enlisent et s'effacent,

sur la mare des grenouilles croassent.

Les lucioles quant à elles s'illuminent de tout leur feu,

l'eau n'est alors qu'un miroir de la vie, du merveilleux.

Les criquets essoufflés par une chaude journée d'été,

s'en vont peinés et rassurés en voyant ces étoiles en nuée.

Le silence prend place dans ce lieu tandis qu'à ce moment,

Le sifflement des bambous s'installe sous un faible vent.

Les fleurs des nénuphars s'ouvrent à l'apparition de l'astre lunaire,

comme si les pétales absorbés la lumière en un courant d'air.

La peinture qui s'effeuille sous le joug du pinceau brutal,

Essaye tant bien que mal de représenter cette beauté vitale.

Mais cette mare sans histoire ne peut être peint,

Car cette image si belle soit-elle, n'a pas de lendemain.

janvier 05, 2012

Une dispute

Une chambre ouverte

et un lit renversé.

Un piètre regard certes

sur une pièce délabrée.

T'y voir immobile au milieu de ce carnage

Me fait comprendre ce si bel adage:

Nul n'est plus heureux

que celui qui a vécu.

Les larmes descendant de mes yeux

expriment ce qui ne peut être défendu.

J'en perds mes voyelles

et en accentuent les consonnes,

Je t'aime a en tire d'ailes,

et sans en abuser je m'assomes.

 

décembre 18, 2011

Merry Christmas

Les minutes qui s'écoulent

comme s'éventent les heures,

comme si un tel bonheur,

n'attaignait pas la foule.

Les secondes s'annoncent

et l'horloge déclignent

sur les rêves des mômes

et des femmes qui sont dignes.

L'horloge tatônne de surprises en surprises

Et le fou qui s'esclaffe sur la tour indécise

Jurant devant Dieu, devant la foule, devant nous

Que quiconque trompe un homme trompe sa vie, trompe tout.

Tous, hommes et femmes restent dans la rue, dans le froid, dans la nuit,

debout comme des effigies, comme des glaçons, comme des impies

A garder les yeux ouverts devant cette église si terne, si fatiguée, si enrhumée,

...

Les minutes passent, et l'aiguille est presque au paradis, les tic-tac de la grosse horloge fredonnent une symphonie démoniaque, les femmes se tenaient aux hommes et les hommes restaient fort, chacun avait le coeur saisi, l'âme au bord de l'évanouissement et puis vint le moment que tout le monde attendait.

...

L'horloge sonna le premier coup,

les visages des gens se détractèrent,

au second le sourire se glissa sur des lèvres,

au troisième les mains se caressèrent,

au quatrième les yeux se rencontrèrent,

au cinquième on embrassa une première joue,

au sixième on embrassa la seconde joue,

au septième on s'enlaça tendrement,

au huitième on se dit des mots d'amour au coin de l'oreille,

au neuvième les joues se teintèrent de rouge,

au dixième on dit bonsoir à son voisin

au onzième on se pris la main

et au douzième coup on se souhaita à tous un Joyeux Noël

 

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